A tous niveaux, la généalogie regorge de records.
Si de très nombreux chercheurs ont réussi à identifier, de façon nommée, des milliers d'ancêtres, d'autres ont reconstitué de gigantesques descendances.
Maurice Léon, de Loches, a ainsi recensé quelque 10 678 descendants, répartis sur seize générations (soit 3 500 foyers actuels) d'Yves Pouliquen et Jeanne Simon, mariés vers 1605 à Saint-Thégonnec, dans le Finistère.
Gaby Briant, en Bretagne, a recensé plus de 8 500 personnes issues de Marie Chapalain, une paysanne de Plouguin, guillotinée à Brest en 1794 à l'âge de 43 ans, pour avoir protégé et caché un de ses frères, curé, qui avait, comme beaucoup, refusé de prêter le serment d'allégeance à la Révolution !

Autre record : avec l'aide de plusieurs "cousins", Gaby Briant parvint, en 1994, pour fêter le bi-centenaire de ce tragique évènement, à réunir, à Plouguin même, près de 2 000 descendants de la malheureuse. Un record battu par Christian Ferru, qui réuni à Lezay, dans les Deux-Sèvres, le 4 août 1979, 2 600 personnes issues d’un ancêtre commun, super « cousinade » figurant depuis cette date au Livre des Records.
Un autre généalogiste, Roger Hélou, a compté qu'il descendait pas moins de 19 fois du couple Yvon Trouboul et Louise Allain, mariés à Querrien, dans le Finistère, vers 1634. Un autre encore, Stéphane Renouvel, s'est trouvé issu pas moins de 29 fois (par 4 de ses 6 enfants) de Louis Renouvel laboureur, qui avait épousé vers 1640 Louise Lebreton à Trédias, dans les Côtes-d'Armor, où ils vivaient dans une maison, où habitent encore aujourd'hui certains de leurs descendants.
Ces couples à la descendance particulièrement prolifique, que l'on appelle "couples-souches" sont assez fréquents et se rencontrent dans toutes les régions. Il semblerait toutefois qu'ils aîent majoritairement appartenu à la paysannerie aisée et à l'artisanat rural, milieux fournissant par ailleurs un bon nombre de prêtres...
Le curieux pari d'un avocat de Senlis
Plus ancien et plus insolite fut l'étonnant pari que fit "Maistre Pierre Le Cirier", avocat à Senlis, en 1576. Contre l'un de ses cousins, il gagea que leur vieille tante, Gillette Méthelet, âgée de 86 ans et surnommée, en famille, la "Tante-au-rôt", alors seule subsistante des douze enfants d'un ancien gouverneur de la ville « avait vu, ou pu voir, au cours de son existence, un demi-millier de neveux et d'arrière-neveux, de nièces et d'arrière-nièces issus de ses parents».
Pour vérifier, on ouvrit une grande enquête et chaque branche de la famille délèga un représentant pour recenser ses membres "par devant Me Nicolas Potdevin, notaire aux bailliage et chancellerie de Senlis" qui, l'opération terminée, fut chargé de faire les comptes.
Des douzes frères et soeurs du départ, neuf seulement avaient eu une descendance. Mais quelle descendance !
L'aînée, une fille, avait eu 17 enfants, 66 petits-enfants, 173 arrière petits-enfants et déjà 22 arrière arrière petits enfants, soit 278 descendants : plus de la moitié, à elle seule, du nombre parié !
Une belle-soeur de la fameuse "Tante-au-rot", comparaissant en personne devant le notaire, certifia avoir quant à elle, donné le jour à 23 enfants.
En tout, on dénombra 739 individus descendants du couple d'origine, dont 709 neveux et nièces de la "Tante-au-rôt".